Fred Petit Air Passion

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Voyage Maroc - Octobre 1999

 


 
 
Etape 1 : Marrakech - Asni - Id Aïssa

Dimanche 10 Octobre 1999 : On arrive enfin à Marrakech. C'est la course avec 2 taxis depuis l'aéroport (On est 6 + les bagages). Puis arrivé en ville, on prend un autre taxi (les 6 dedans avec les bagages !!!) et nous voilà parti pour Asni (47 km) où nous devons retrouver notre accompagnateur. On est hébergé chez Lharcen, à Arab (1175m d'altitude), qui nous accompagnera durant tout le voyage. Nous rencontrons sa femmme : Fatima, son fils : Brahim (15 mois environ) et sa mère : Azzra. Le père de Brahim est à un mariage.

Nous sommes bien installés dans chambre d'hôte. Elles nous offrent le thé que François nous sert. Les jeunes sont allés voir au village si on pouvait trouver encore quelque-chose à manger. Ils ont ramené deux tajinsqu'on a bien l'intention de manger. On ne sait pas encore ce que c'est, mais ça semble particulièrement bon. Légumes et viande mijotés longtemps, avec du pain en galette. C'est délicieux.

Lundi 11 Octobre 1999 : Le matin, après une bonne nuit, nous nous sommes levés vers 8h30 (6h30 heure locale). Il pleut un peu par intermittance, mais la température est correcte. Un petit déjeuner copieux, galette et miel. Puis on est allé voir pour trouver un taxi. Discussion âpre de François. Finalement, on attend un taxi qui descend du village du haut. On est allé boire le thé chez Hoceine (famille de Moustapha). Les enfants ont un peu tendance à demander un dirham. Le haut atlas est toujours couvert de nuages. Vallée de Ah zahn (c'est là qu'on va ensuite). Après un long parcours dans la montagne, debout dans la benne d'une camionnette, on arrive enfin à Id Aïssa, notre première étape et le début de notre randonnée.

Nous sommes hébergés chez Omar qui est le chef des gites. Nous rencontrons sa famille : Aïcha, sa soeur Yamina avec un petit bébé de 10 jours : Fatima. On mange quelques galettes trempées dans de l'huile d'olive : c'est bon et nourrissant. François nous prépare une gamelle de purée plutôt coulante. Dehors, il pleut beaucoup et nous sommes dans les nuages. On va ensuite se ballader un peu dans le village. Les sentiers sont pleins de boue. Les enfants veulent bien qu'on les prenne en photo contre 1 dirham à chaque fois. On ne fait donc pas de photo. Plus tard François finit par nous faire inviter pour le thé dans la famille d'accueil. Jean-François a fait une photo des enfants à l'entrée de la porte : ils portaient un habit long avec une capuche pointue. Dans le village, on cultive les pommiers, les noix, les coings et les pommes de terre.

Said nous fait quelques opérations (soustractions) où il s'en sort très bien. Le feu de la cuisine reste toujours allumé, et c'est en ce lieu que la famille passe la majorité de son temps. Zaarla qui est la soeur de Said essaie de faire quelques dessins. C'est un peu difficile pour elle au début car elle n'a jamais tenu un crayon, mais après quelques essais, elle s'en sort un peu mieux. Dehors, il pleut toujours autant.

Mardi 12 Octobre 1999 : Lever un peu après le soleil. Bonne nouvelle, il ne pleut plus et le ciel est bleu. Très belle journée en perspective. Par contre il y a beaucoup d'eau dans le torrent. On suit le chemin des écoliers et on passe devant l'école. L'institutrice n'est pas du pays (elle vient de Fess). Elle est gelée ! pourtant, nous sommes déjà en teeshort. On descend les terrasses vers le torrent. Il y a beaucoup de courant. On remonte le cours d'eau et tout d'un coup Fançois décide qu'il faut traverser, ce qu'on fait après quelques hésitations, On a de l'eau jusqu'aux genoux, certains sans pantalon. Finalement, c'était pas si difficile que ça. On rejoint le village à peine plus haut, où nous sommes invités pour le couscous dans une maison. Pendant la cuisson, on fait un aller retour vers un autre village situé plus loin, pour boire le thé. Ensuite, délicieux repas couscous.

Retour chez nous hôtes : ils épluchent le maïs. Nous nous rassemblons sur la terrasse pour le traditionnel thé. Puis un peu de flute et chants. Ensuite, veillée autour du feu à la cuisine où le tajin se prépare. Encore quelques dessins de Zaarla et Omar. Saïd remplit une page de mots berbères que je traduis phonétiquement et en français. La prononciation ne se fait pas toute seule pour nous.

Cette nuit, on a droit au coran comme chaque nuit. L'ampli nous en met plein les oreilles.

 

 


 
 
Etape 2 : Id Aïssa - Matat - Amssakrou - Ouaneskra - Techeddirt - I'bbassene

Mercredi 13 Octobre 1999 : Lever à l'aube, en même temps que le soleil. François s'active pour le petit déjeuner. Départ de bonne heure avec 2 mules pour transporter notre matériel. On a deux cols à passer et deux oueds à traverser. La pluie nous arrive après le premier oued. On s'arrête quelques instant dans un genre de gite dans le village après l'oued. Puis, malgré une pluie intermitente, on repart. Le deuxième oued est en vue. Je traverse sans trop mouiller les pieds.

Arrivée au village d'Amssakrou, sous une pluie battante. On se rend chez un ami de François qui est masson. Comme chaque fois, on est très bien accueilli. Les cuisines sont toujours dans le même style avec pas mal de fumée. On rend visite au voisin où une gamine à l'air particulièrement malade. Il y a tout une ribambelle d'enfants avec des habits très coloriés. La grand-mère, maitresse de maison, prépare le pain tandis que les hommes finissent de découper ce qui semble être un chevreau. Le soir, on se couche à la nuit tombante.

Jeudi 14 Octobre 1999 : Lever à l'aube, il pleut toujours. Aujourd'hui, on visite l'école où il y a une trentaine d'enfants environ. Arrivée dans le village de Tachedirt après une longue marche sous la pluie. Entretemps, on a visité un autre village (Ouaneskra) où j'ai pris plusieurs photos d'une vieille dame en train de tourner la meule. Elle voulait absolument des dirhams et rien d'autre. Pas très accueillants finalement dans ce coin.

Le soir on mange un couscous sans viande, pas trop mauvais. Dommage qu'il n'y ait pas eu de viande, mais ils semblent plutôt pauvre dans ce village. On essaie d'apprivoiser les gamins avec la flutte, mais ce n'est pas une réussite. François a acheté quelques billes, mais ça a failli tourner à l'émeute. Finalement ils paraissent un peu aggressifs.

Dans la même journée, nous avons rendu visite à un autre ami de François, qui est gardien de l'antenne. Il a la télé : il nous a accueilli, mais il n'a pratiquement pas détourné la tête de sa télé où il n'a pas cessé de zaper. Il a une antenne parabolique de gros diamètre et il reçoit au moins 200 chaines. L'accueil chez lui a pris un bon coup de vieux !

Le soir, on a eu une belle lune, mais ça n'a pas duré.

Vendredi 15 Octobre 1999 : Ce matin, c'est de nouveau couvert et il tombe quelques gouttes. Nous voilà parti pour un col de plus de 3000 mètres (On est à 2100 mètres environ). Après une bonne journée de marche, on arrive à I'Bbassene où on va passer la nuit. J'en ai plein les pieds.

Samedi 16 Octobre 1999 : Le temps s'améliore, il ne pleut presque plus. Aujourd'hui, on reste au village d'I'Bbassene. Avec François, on va faire le tour des popottes. On est très bien accueilli. Il soigne quelques blessures. Quelques cours d'hygiène élémentaire dans la mesure du possible. Pour ma part, je suis allé me laver un peu dans le torrent en bas du village. En fin de journée, je me suis posté à côté du village. Les enfants qui gardaient les vaches (Tafounas) sont venus me demander de jouer de la flute. Très timides au départ, ils se sont approchés petit à petit et je les ai laissés souffler dans l'instrument. Il y avait entre autres : Fatima, Mina, Mohamed, Rachida, Zaara et d'autres dont je n'ai pas retenu les noms.

Surprenant, les vaches mangent ces herbes piquantes qui poussent entre les cailloux. Les enfants les coupent en tapant dessus avec un baton avant que les vaches ne les mangent. Ils tiennent le troupeau (4 vaches !) rassemblé en leur balançant des cailloux.

La soirée est très belle avec la lune et les étoiles. De l'autre côté de la montagne, on aperçoit un orage qui sévit.

 

 


 
 
Etape 3 : I'bbassene - Timicchi - Izouggâghen - Tadrart - Chiker

Dimanche 17 Octobre 1999 : Lever avec le soleil, on prépare le départ. Nous nous arrêtons dans un village un peu plus bas. Mal accueilli à l'entrée, ça se passe très bien ensuite. Jean-Marie fait des photos. Ensuite, le "Docteur" François est allé soigner une vieille dame qui s'était coupée au tibia. C'était très infecté. Scène traditionnelle du thé puis photos. Jean-Marie fait là aussi quelques belles photos. Ensuite flute dans la rue principale du village pendant que JM faisait les photos les plus difficiles.

L'après-midi, nous sommes allés dans l'autre village en face. Nous avons rencontré l'institutrice (Soumia) qui nous a parlé un peu d'elle. Elle vient de Marrakech et elle est berbère. De ce fait, pas de problème d'intégration pouor elle dans ce village berbère. Visite du village, on assiste aux préparatifs du mariage qui doit avoir lieu le soir même. On est allé boire un coup au restaurant du village. Le soir, couscous chez Ibrahim. Très bon. Ensuite on est retourné avec JM au mariage où nous avons pu faire beaucoup de photos. Mais la mariée n'était pas encore là. Elle n'est arrivée que le lendemain matin. Ils ont chanté et dansé toute la nuit.

Lundi 18 Octobre 1999 : Lever avec le soleil. La mariée arrive enfin ! On va repartir. On passe voir le mariage, mais on ne peut pas voir la mariée. Aussi on repart en passant par l'écolepour saluer l'institutrice. L'école est un peu désolée. On reprend la route vers le village suivant (Tadrart 1693 m d'altitude)où on arrive en fin de journée. On est logé chez l'habitant à la sortie du village et on est très bien accueilli.

Mardi 19 Octobre 1999 : Nous voilà repartis de bonne heure. Nous quittons la piste principale en direction d'un petit village perdu dans la montagne, qui va finalement se révéler être un superbe village, très actif. C'est Chiker où nous restons jusqu'au jeudi. Nous sommes très bien accueillis, et nous logeons chez l'habitant : une superbe terrasse qui nous sert de salle à manger et de dortoir, où nous avons une belle vue sur la vallée.La flute et les dessins nous permettent de communiquer un peu avec les enfants du village. Les cultures sont organisées en terrasses avec un système d'irrigation très efficace, comme nous avons pu le constater. Par contre le manque de bois pour le feu, à proximité, oblige les femmes à partir de bonne heure dans la montagne pour en faire provision, et revenir avec des charges particulièrement lourdes, comme j'ai pu le constater (à mon avis plus de 30 kg). Malgré tout, ce village respire le bonheur.

 

 


 
 
Etape 4 : Chiker - Bou Izgarn - Setti Fatma - Marrakech

Jeudi 21 Octobre 1999 : Nous nous décidons, à regret, à reprendre notre route puisqu'il faut maintenant songer au retour vers Marrakech. Sur le chemin du retour, nous découvrons une autre perle de notre voyage. Il s'agit de Bou'Izgern où nous sommes de nouveau bien accueilli pour le thé, et nous convenons de nous y rendre à nouveau lors d'un prochain voyage et d'y séjourner quelque temps. Mais ça sera une autre histoire. Nous redescendons maintenant ver Setti Fatma où nous prendrons à nouveau un taxi pour nous rendre à Marrakech, la tête pleine de souvenirs merveilleux.